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En ce milieu d’été, enfin déconfinée, l’économie française est « sur la route de la sortie de crise », selon les mots du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. L’institution a d’ailleurs récemment revu à la hausse ses prévisions de CROISSANCE du PIB qu’elle évalue désormais à 5,75 %. Une reprise portée par la consommation des ménages, mais aussi par l’investissement des entreprises. Car celles-ci ont, globalement, bien encaissé le choc de la pandémie grâce bien sûr au soutien étatique, mais aussi par une gestion efficace et raisonnable de la trésorerie et le retour de l’INVESTISSEMENT.

Si cette crise laissera des traces à long terme, certaines pourraient se révéler positives. Les différents confinements mondiaux ont engendré une forte baisse des concentrations de dioxyde d’azote dans de nombreux pays. Les images satellites de l’Agence Spatiale Européenne et de la NASA, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont été vécues comme un signal d’urgence. Et les investisseurs l’ont bien compris. La crise a assurément replacé l’ESG au sommet de leur agenda.

Le baromètre de Coller Capital, publié le mois dernier, révèle que la moitié des investisseurs estiment qu’une solide politique en matière d’ESG peut augmenter les PERFORMANCE du private equity. L’étude Private equity responsible investment 2021 de PwC confirme la tendance. Plus de 56 % des sociétés de capital investissement déclarent que l’ESG est abordé plus d’une fois par an en CONSEIL D’ADMINISTRATION (contre 35 % en 2019). Et plus de la moitié des fonds affirment avoir refusé un investissement potentiel pour des raisons ESG. Si la gestion des risques était le plus grand moteur d’action en matière ESG il y a deux ans, c’est la création de VALEUR qui motive désormais les investisseurs. La forte résilience des fonds ESG durant la crise sanitaire s’apparente en outre comme un test réussi pour l’investissement durable.

Les entreprises françaises ne sont pas en reste. Nombre d’entre elles ont compris que les modèles d’affaires les plus résistants étaient ceux qui tenaient compte de ces critères sociétaux et environnementaux. Les débats sur la raison d’être des sociétés ont d’ailleurs repris avec vigueur. Certains groupes vont même encore plus loin en incluant dans leur statut un objectif social ou environnemental, en plus de la rentabilité. Depuis le début de l’année 2020, 166 sociétés ont adopté le statut de société à mission, dont la moitié depuis le mois de décembre. Les deux tiers d’entre elles sont des PME, avec comme pionnière l’entreprise Camif, menée depuis 2009 par le VISIONNAIRE Emery Jacquillat. Reste encore à convaincre les grands groupes qui, dans la majorité, se contentent de quelques phrases marketing mal ficelées, loin de séduire des consommateurs qui attendent désespérément le Jour d’après.

Le thème de la RSE sera traité lors de notre conférence Gouvernance, le 30 novembre (www.conference-gouvernance.com) et lors des Assises du risque, le 09 décembre (www.conference-risques.com) prochains.

Par Ondine Delaunay et Lucy Letellier

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